
L'étude multicentrique américaine MOMENTUM a été présentée lors du congrès annuel de l’American Association of Cardiology (AC2026 - New Orleans, LA). Elle révèle une forte prévalence de l'hypercortisolisme chez les patients qui souffrent d'hypertension artérielle résistante.
Selon les chercheurs, l’hypercortisolisme affecte 27% des personnes souffrant d’HTA résistante. Pour mémoire, cette dernière se définit par des chiffres tensionnels non contrôlés malgré l'administration de trois classes thérapeutiques différentes. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 1000 participants provenant de cinquante centres médicaux.
Afin de dépister l'excès de cortisol, les médecins ont utilisé le test de freination à la dexaméthasone. Un taux plasmatique matinal supérieur à 1,8 microgramme par décilitre permettait de poser le diagnostic d'hypercortisolisme. L'analyse des résultats montre que près de 300 patients présentaient cette anomalie métabolique.
L'étude identifie également des comorbidités associées, puisque les patients qui présentent une dysfonction rénale développent plus fréquemment ce trouble hormonal. Par ailleurs, 20% des sujets souffraient d'hyperaldostéronisme primaire, et 6% cumulaient les deux dérèglements endocriniens.
L'excès chronique de glucocorticoïdes expose les malades à de graves complications cardiovasculaires, au diabète et à une fonte musculaire. Face à ces données cliniques majeures, les cardiologues doivent systématiquement rechercher un hypercortisolisme sous-jacent lors de la prise en charge d'une hypertension réfractaire. Ce dépistage sanguin simple permet d’orienter le clinicien vers une thérapie ciblée et offre de nouvelles perspectives de traitement pour optimiser le contrôle tensionnel.
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