
L'optimisation du profil lipidique prend une nouvelle dimension préventive majeure, selon les récentes données cliniques publiées par une équipe internationale de chercheurs dans le JAMA.
Leur étude démontre que l'évolocumab, un puissant inhibiteur de la protéine PCSK9, diminue significativement le risque d'un premier événement cardiovasculaire chez les patients diabétiques à haut risque qui ne présentent pas encore d'athérosclérose clinique établie. Historiquement, les praticiens réservaient ces baisses intensives du cholestérol aux seuls malades souffrant déjà d'une pathologie cardiovasculaire avérée.
L'analyse du sous-groupe de l'essai randomisé VESALIUS-CV a inclus 3 655 patients atteints d'un diabète évoluant depuis plus de 10 ans, nécessitant de l'insuline ou s'accompagnant de microangiopathie. Ces individus ont reçu des injections bimensuelles d'évolocumab ou un placebo, tout en poursuivant leur traitement hypolipémiant standard.
Après 48 semaines de thérapie, le groupe sous évolocumab a enregistré une baisse spectaculaire de 51 % du cholestérol LDL médian par rapport au groupe placebo. Lors d'un suivi médical rigoureux s'étalant sur près de cinq années, ces mêmes patients ont vu leur risque de subir un premier infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ischémique ou un décès coronarien chuter de 31 %. Plus précisément, seuls 5 % des sujets traités ont subi un événement délétère, contre 7,1 % dans la cohorte contrôle.
Le profil de sécurité demeure totalement rassurant, affichant des effets indésirables comparables entre les deux groupes. Ces découvertes fondamentales incitent la communauté cardiologique à repenser les stratégies de prévention primaire. Prescrire précocement ces inhibiteurs constitue une arme thérapeutique redoutable afin de protéger les populations diabétiques vulnérables.
Partager par e-mail