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Trois Belges sur quatre décèdent à l'hôpital ou en maisons de repos, ressort-il d'une étude publiée vendredi par la Mutualité chrétienne (MC). L'étude pointe également un accès tardif et inégal aux soins palliatifs.
L'étude montre que la grande majorité des personnes (76,1%) décèdent dans une institution de soins: 42,6% à l'hôpital (contre 50% en 2005‑2006) et 33,5% en maison de repos et de soins (contre 23% en 2005‑2006).
De manière générale, que ce soit à l'hôpital ou à domicile, les soins palliatifs sont mis en place tardivement. Au total, seuls 22% des affiliés étudiés ont bénéficié de soins palliatifs dans les trois derniers mois de leur vie. Pour la moitié d'entre eux, ces soins n'ont débuté que dans les 46 jours avant le décès.
L'accès aux soins palliatifs reste par ailleurs inégal: les personnes qui vivent seules, et séjournent plus souvent en maison de repos, y ont moins recours que les personnes qui ne vivent pas seules.
Par ailleurs, les patients atteints d'un cancer y ont plus souvent recours que pour d'autres pathologies. "Les soins palliatifs pourraient pourtant apporter davantage de confort, plus tôt et pour d'autres pathologies que le cancer, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA), les maladies pulmonaires chroniques ou encore la démence", plaide Elise Derroitte, vice‑présidente de la MC.
Du point de vue socioéconomique, les personnes qui bénéficient de l'intervention majorée (BIM) ont légèrement mais significativement plus de probabilité de bénéficier de soins palliatifs que celles qui n'ont pas le statut BIM (+15%). En outre, les bénéficiaires de l'intervention majorée décèdent moins souvent à leur domicile que les personnes qui n'en bénéficient pas.
source: belga
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