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L'absentéisme a connu sa première baisse significative en 25 ans (Securex)
07/04/2026 - 12:26

L'absentéisme a connu une baisse "significative" en 2025, une première en 25 ans, selon une étude publiée vendredi par le prestataire de services de ressources humaines Securex, qui attribue cette diminution à la nouvelle politique de convocation.

Lors d'une journée de travail moyenne en 2025, 8,09% des salariés étaient absents pour cause de maladie, contre un niveau record de 8,49% en 2024.

C'est l'absentéisme de moyenne durée (entre un mois et un an) qui a diminué le plus : de 2,58% en 2024 à 2,30% en 2025. Mais l'absentéisme de courte durée (jusqu'à un mois) a également reculé, de 2,58 à 2,43%. En revanche, l'absentéisme de longue durée (plus d'un an) est resté​ à un niveau "historiquement élevé" de 3,35% en 2025, selon les calculs de Securex sur la base d'un échantillon de 22.583 employeurs et 188.857 salariés.​

Le spécialiste des ressources humaines souligne que la baisse de l'absentéisme de moyenne durée coïncide avec la nouvelle politique de convocation introduite en 2024 et pleinement entrée en vigueur en 2025. Cette politique renforce l'accompagnement par le médecin-conseil et le coordinateur de retour au travail, qui contacte désormais les travailleurs en arrêt maladie plus tôt et plus fréquemment afin d'étudier les possibilités d'une réintégration adaptée.

"Nous constatons dans la pratique que le suivi des collaborateurs absents est plus rapide et mieux ciblé. Les travailleurs se sentent mieux informés et soutenus, tandis que les employeurs et les responsables hiérarchiques réfléchissent plus activement aux possibilités de réintégration. Cette volonté commune d'aborder le sujet ouvertement renforce la qualité du processus de réintégration dans la pratique", note Elisabeth Etter, consultante en ressources humaines chez Securex, citée dans un communiqué.

Le recul de l'absentéisme en 2025 est plus marqué chez les ouvriers que chez les employés, ce qui pourrait s'expliquer par la nature différente des problèmes de santé qui touchent généralement ces deux groupes. "Chez les ouvriers, les causes sont plus souvent d'ordre physique, tandis que chez les employés, ce sont plus souvent des troubles psychosociaux qui en sont à l'origine. Les troubles physiques offrent souvent un parcours de rétablissement plus prévisible et sont mieux connus que les troubles psychosociaux. Le seuil à franchir pour reprendre le travail chez le même employeur à temps partiel est donc potentiellement moins élevé que dans le cas de troubles psychosociaux fortement liés au travail, comme le burn-out", explique pour sa part Gianinna Ng, médecin-directeur aux Mutualités Libres (Partenamut).

source: belga