
Une analyse secondaire de l'essai clinique randomisé D2d, parue dans la revue JAMA Network Open, souligne l'impact du polymorphisme génétique sur l'efficacité de la supplémentation en vitamine D chez les patients prédiabétiques.
Lors de l'étude initiale, les données n'avaient révélé aucune réduction globale significative du risque de progression vers le diabète de type 2 au sein de la cohorte complète recevant 4000 UI quotidiennes. Cependant, des concentrations sériques de 25-hydroxyvitamine D atteignant 40 à 50 ng/mL corrélaient fortement avec une baisse substantielle et progressive de l'incidence du diabète.
Face à ces constatations, les investigateurs ont examiné le profil génétique de 2098 participants selon trois variations communes du gène du récepteur de la vitamine D. Les résultats démontrent clairement que les porteurs du variant AA du gène VDR ApaI, représentant environ 30 % de l'échantillon total, ne retirent aucun bénéfice thérapeutique de l'intervention à forte dose.
En revanche, les adultes présentant les génotypes AC ou CC bénéficient d'une diminution statistiquement significative du risque de développer un diabète clinique, comparativement au groupe recevant un placebo. Cette découverte biomarqueur plaide en faveur d'une approche médicale personnalisée ciblant la prévention diabétique des sujets à haut risque. Les auteurs soulignent néanmoins qu'une supplémentation systématique à haute dose reste déconseillée en l'absence d'évaluation préalable, afin d'éviter les risques de chutes et de fractures chez la personne âgée. Un simple dépistage génétique permettrait bientôt d'identifier les individus répondeurs.
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