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Des chercheurs de l'Université de Barcelone proposent une nouvelle stratégie de repositionnement pharmacologique ciblant les stades précoces de la stéatose hépatique associée à une dysfonction métabolique (MASLD).
L'étude préclinique évalue l'administration combinée de pémafibrate, un traitement hypolipémiant, et de telmisartan, un médicament antihypertenseur. Ces molécules préviennent très efficacement l'accumulation lipidique hépatique chez des modèles murins et des larves de poisson-zèbre soumis à un régime particulièrement riche en graisses et en fructose.
L'utilisation de demi-doses de chaque principe actif en polythérapie génère une efficacité clinique tout à fait comparable à celle d'une monothérapie à dose complète. Cette puissante synergie pharmacologique diminue considérablement la toxicité tout en abaissant simultanément la pression artérielle et la cholestérolémie du patient. Par conséquent, cette association médicamenteuse réduit significativement le risque cardiovasculaire global, qui représente une comorbidité majeure et mortelle chez ces malades. L'investigation dévoile également de nouvelles voies d'action intracellulaires.
Dans ces modèles animaux, le telmisartan restaure l'expression hépatique de la protéine PCK1. Cette élévation de PCK1 réoriente profondément le flux métabolique, détournant les substrats de la lipogenèse directement vers la gluconéogenèse. Fait physiologique notable, cette augmentation de la production hépatique de glucose ne provoque aucune hyperglycémie systémique délétère.
Les investigateurs planifient déjà des essais cliniques rigoureux pour valider ces résultats prometteurs chez l'homme. Ils développent en parallèle de nouveaux modèles in vivo intégrant la fibrose hépatique et l'athérosclérose.
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