
De nouvelles vérifications réalisées par l'Inami, sur des échantillons de malades de longue durée de groupes spécifiques, montrent qu'une part non négligeable de ces personnes est en capacité de reprendre le travail, révèle lundi la Une du Standaard.
Le quotidien flamand a pu consulter les résultats des vérifications de l'Inami, concernant deux échantillons de 1.000 personnes considérées comme malades de longue durée en 2025. Un groupe était composé de personnes de moins de 28 ans, l'autre de personnes de moins de 40 ans souffrant de troubles psychiques. Dans les deux échantillons, l'Inami a estimé dans environ un quart des cas que la reconnaissance d'incapacité de travail devait prendre fin sans attendre, ou être raccourcie. Ce qui amène le Standaard à titrer qu'"un quart des malades de longue durée a reçu des indemnités indues" l'an dernier.
Ces résultats confirment les constats réalisés sur base de précédents échantillons, rappelle le Standaard. En 2024, l'Inami avait examiné le groupe de malades de longue durée pouvant en principe bénéficier d'indemnités jusqu'à leur pension. Là aussi, il avait été estimé qu'environ un quart ne devait pas ou plus y avoir droit.
Le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke reconnait auprès du quotidien que les mutuelles "doivent s'expliquer" sur leur manière d'évaluer la situation des malades de longue durée. De Standaard observe que des différences apparaissent d'ailleurs entre mutuelles, dans l'analyse des échantillons 2025: pour les moins de 40 ans souffrant de troubles psychiques, la part de malades longue durée "indûment" reconnus était bien plus importante auprès des mutualités socialistes (29,4%) que chez les chrétiennes ou neutres (19,8 et 19,2% respectivement).
source: belga
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